Organisation d'un atelier international à Carthage en juillet 2013

Transports et centralités au cœur d’un site archéologique : Repenser Carthage par la mobilité

A l’initiative de deux membres actifs d’Urbanistes du Monde, Jérémie Molho et Hind Khedira, l’association travaille depuis plusieurs années maintenant sur la ville de Carthage. Plusieurs articles ont d’ailleurs été publiés sur ce thème dans le cadre de nos forums annuels :

  • 2010 : « Préserver et développer Carthage : la place du site archéologique dans le Grand Tunis » (Hind Khedira et Jérémie Molho).
  • 2012 : « La Médina de Tunis et la revalorisation du site de Carthage : quelle place pour la société civile ? » (Marine Duros et Myriam Mezghiche).

 

Afin de poursuivre la dynamique engagée, Urbanistes du Monde porte cette année, en lien avec le thème de recherche 2013 - « Gares et lieux de connexion dans les villes du Sud : Quel avenir ? » - un projet d’atelier international qui se tiendra à Carthage en juillet 2013. 

Repenser Carthage par la mobilité

Au cours de cet atelier des équipes mixtes seront chargées de réfléchir et de proposer des idées pour repenser les stations du TGM :

  • en termes de design urbain concernant l’agencement des stations et leur environnement immédiat.
  • en termes de stratégies territoriales permettant de lier mobilité et aménagement global du site.

 

Ces équipes de 2-3 personnes seront constituées de profils tunisiens et internationaux, issus de plusieurs disciplines (économistes,architectes, sociologues, ingénieurs, artistes, etc…), et combinant

étudiants et jeunes professionnels. Les différents projets seront exposés lors du Forum d’Urbanistes du Monde sur les gares et lieux de connexion à l’automne 2013.

 

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le blog du projet : http://carthage.hypotheses.org/

Le principe de l'atelier

Ce projet d’atelier se propose d’imaginer le futur des stations du train Tunis-Goulette-Marsa (TGM) situées sur le Parc archéologique de Carthage Sidi Bou Saïd, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979 et qui souffre de carences de mises en valeur, de visibilité et d’accessibilité. Cette réflexion du territoire à travers la mobilité constitue une approche novatrice pouvant permettre de penser l’aménagement global du site archéologique.

 

Les stations du TGM, qui sont aujourd’hui très peu utilisées par les visiteurs du site, pourraient constituer des points forts de l’aménagement du parc archéologique ainsi que des relais d’information et d’animation. Tout en facilitant la visite des touristes, elles pourraient constituer une incitation pour les habitants du Grand Tunis à venir profiter de leur patrimoine, en constituant des espaces d’intensité urbaine, caractérisés à la fois par une densité de population et d’activités, mais aussi par la qualité des services offerts et des interactions sociales produites. Les gares du TGM seront donc abordées d’abord comme une opportunité pour réaménager le site archéologique à travers la mobilité et l’intermodalité, à travers leur fonction de canalisation et de redistribution des flux de voyageurs, notamment en provenance du centre du Grand Tunis et de la côte Nord-est. Elles seront également considérées comme des lieux de vie urbaine et des pôles commerciaux qui pourraient être développés afin de bénéficier tant aux habitants qu’aux visiteurs en s’articulant avec le site archéologique.