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Thématique : Nouvelles approches pour le financement des villes du Sud

Contexte

La thématique du financement des villes apparaît dans un contexte

(i) de croissance urbaine rapide : Plus de 50% de la population mondiale vit dans des villes et cette proportion sera de 60% en 2030 selon les projections des Nations Unies. De plus, 90% de cette croissance urbaine se produit dans les pays en développement ;

(ii) de globalisation de l’économie qui met les villes en compétition croissante : l’enjeu pour villes est d’être à la hauteur des fonctions rares que l’on cherche à assurer, d’où une course aux investissements et aux projets de « prestige ». Cela s’accompagne d’un phénomène de financiarisation à travers lequel l’industrie de la finance et du conseil a acquis un poids sans précédent dans la gestion des affaires urbaines via l’apparition des montages en dette, la complexification des partenariats publics privés par exemple ;

(iii) D’autonomisation croissante des villes : avec les politiques de décentralisation et le désengagement de l’Etat, les leviers habituels de l’action publique ne suffissent plus et les villes doivent innover pour trouver des financements.

 

D’autre part, cette thématique représente un enjeu majeur de la troisième conférence des Nations-Unies sur le logement et le développement urbain durable (Habitat III) qui s’est déroulée à Quito (Equateur) en octobre 2016, qu’il convient d’opérationnaliser : la mise en œuvre du nouvel agenda urbain (NAU), texte non contraignant et du modèle de « ville solidaire » qu’il promeut dépendra beaucoup des actions concrètes pour le financement du développement urbain qui seront entreprises.

Problématiques et axes de réflexion

L’ambition du projet Urbanistes du Monde est double. Il s’agit :

(i) d’une part, d’analyser les dispositifs et outils de financements innovants qui se font jour dans les villes du Sud, que ce soit dans le but de fournir à leurs résidents les services et logements dont ils ont besoin ou dans une perspective d’attraction de capitaux et d’habitants, en compétition avec d’autres villes ;

(ii) D’autre part, d’analyser l’impact de ces nouvelles approches tant au plan socio-spatial qu’en termes de gouvernance des politiques publiques. On cherchera à montrer dans quelle mesure ces approches permettraient vers un modèle de ville plus inclusif, tel que celui que promu par le NAU.

 

Trois axes de réflexions ont été proposés aux étudiants afin de les guider pour le choix de leur sujet :

 

Axe 1 : le financement par les politiques d’attractivité : Dans un contexte où l’attractivité est perçue comme un enjeu prédominant, on observe l’apparition de plusieurs outils, qui sont des instruments incontournables pour le financement des villes à travers l’effet de levier qu’ils sont censés produire pour attirer capitaux et populations.

Axe 2 : le financement par la valorisation du foncier : Aujourd’hui, alors même que bien des contextes urbains sont dans des situations d’épuisement du foncier disponible, des mécanismes innovants permettent de contourner l’obstacle du coût du foncier, en particulier dans les villes du Sud.

Axe 3 : le financement par l’appel aux acteurs privés : Dans le contexte actuel de financiarisation et de montée en puissance des acteurs privés dans la gestion des affaires urbaines, les villes sont tentées de recourir à de nouveaux instruments pour financer leur développement. 

Exemples de sujets

Axe 1 : le financement par les politiques d’attractivité

-        WeCasablanca : le marketing territorial (ou city branding) à Casablanca (Maroc)

-        Les grands événements comme outil de financement de la ville à Rio de Janeiro (Brésil)

 

Axe 2 : Le financement par la valorisation du foncier

-        Financer l’agriculture urbaine à Rosario (Argentine)

-        Le financement du logement pour les ménages précaires à Casablanca (Maroc)

-        Financer l’extension et le raccordement aux réseaux (eau) par les promoteurs immobiliers (Pérou)

 

Axe 3 : Le financement par l’appel aux acteurs privés

-        Le « sukuk » à Diamniadio : un outil « islamique » de financement du développement urbain au Sénégal ?

-        Le « City Improvement District model » ou le financement participatif à Johannesburg (Afrique du Sud)

-        Utiliser les nouvelles technologies de l'information et de la communication pour mobiliser la taxe communale à Nouakchott (Mauritanie)

-        Collecter les taxes locales sur son téléphone mobile à Abidjan (Cote d’Ivoire)

-        Le micro-financement pour financer l'habitat des populations vulnérables (Nigéria)

Comment candidater ?

La période de candidature est à présent terminée.

 

Les candidats recevrons une réponse concernant la sélection de leur sujet courant avril.

Afin que le stage puisse être validé, les candidats sélectionnés devrons adhérer à l'association Urbanistes du Monde et/ou être à jour de leur cotisation (voir la rubrique "nous rejoindre").

Pour plus d'informations :

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